La CyberGazette,
le journal
des Freelances
n° 10, 18 octobre 1998
1/ Sesam-Vitale, un méga-scandale
en perspective ?
La Cour des Comptes vient de tancer
vertement la CNAM et l'Etat pour la gestion du programme de remboursement
des soins de santé baptisé Sesam-Vitale. Le Monde
du 15 octobre cite quelques passages : « les défauts
de pilotage », 1 la multiplicité des acteurs »
poursuivant « des objectifs divergents », «
les dépenses importantes : 729 millions de 1984 à
1997, 5 à 6,9 milliards en 98-99 », « les résultats
très limités » de l'expérience Bretagne/Champagne-Ardennes/Lorraine,
« seulement 3 000 feuilles de soins émises entre
mai et août ». En conclusion, « les conditions
d'une généralisation de la carte Vitale 2 envisagée
pour 2000 sont loin d'être réunies ». Que se
passe-t-il ?
D'après nos renseignements, le projet est en passe de
devenir un "Socrate"-bis, catastrophe touchant cette
fois-ci la bourse de tous les français ! D'après
les observateurs, il semble en effet que la carte Vitale 1 (celle
en usage actuellement) soit incapable de stocker l'ensemble des
feuilles de soins (FSE) d'un assuré au-delà de quelques
soins, que les ordinateurs de la CNAM soient incapables de recevoir
le flot d'informations prévu lors de la généralisation
des transmissions (4 millions de FSE par jour), que les formats
de fichiers définis ne tiennent pas compte de l'an 2000
(les assurés nés avant 1900 ne sont déjà
pas reconnus) et que les logiciels agréés testés
dans les régions pilotes soient quelque peu défaillants
(les éditeurs ont eu fort peu de temps pour les mettre
au point), ce qui expliquerait le faible rendement de l'expérimentation.
Quant au passage à la carte Vitale 2 pour la fin de l'année
prochaine, il y a du soucis à se faire, puisque son contenu
n'est pas encore défini, et qu'elle sera incompatible avec
les lecteurs de cartes actuels (les médecins devront racheter
un nouveau lecteur !).
Quand on sait que chaque PS (Professionnel de la Santé)
doit s'équiper avant la fin de l'année, et qu'il
bénéficiera d'une "subvention" de 9 000
F (imposable) pour l'ordinateur et le lecteur, on imagine son
empressement à participer à cette opération...
Plus d'informations sur les sites http://www.sesam-vitale.fr
(site officiel) et http://www.hli.fr
de Nicolas Crêtaux (ex-conseiller de Jacques Barrot).
2/ News
Petite annonce : SSII
cherche analyste-programmeur HP3000-Powerhouse pour une mission
d'environ 100 jours, région de Metz. Cherche aussi, en
freelance ou CDD, spécialiste grand système IBM
MVS/DB2/CICS/Cobol/PacBase/etc.
Contact : Jean-Michel Scherer, Triade-Est, tél : 03 88
56 93 16 ou 06 85 22 27 63
Demande traducteur/trice français vers japonais, cf. http://www.champagnedesousa.com
Le télé-travail reconnu
en Allemagne (LCI) : les droits et les devoirs du télé-travailleur
font pour la première fois en Allemagne l'objet d'une convention
d'entreprise, signée chez Deutsche Telekom et présentée
jeudi par le syndicat de branche DPG.
Aux termes de cet accord, jusqu'à 70.000 employés
sur les quelque 200.000 de la compagnie semi-publique de télécoms
Deutsche Telekom pourront prétendre à travailler
au moins en partie de chez eux en 1999. Les personnes qui voudront
travailler depuis chez elles, depuis un bureau muni d'un ordinateur
relié au réseau informatique interne de Deutsche
Telekom, le feront uniquement sur une base de volontariat, et
pourront y renoncer sans motif avec un préavis de 3 mois.
La FICG (Fédération de l'Imprimerie et de l'Industrie Graphique) est pessimiste pour 1999 (0 à 1% de progression du chiffre d'affaires global), à cause de la concurrence internationale dans un climat de crise financière. Elle prévoit aussi des "regroupements" au sein des quelque 6.200 PME (moins de 10 salariés) du secteur, qui ne représentent que 7% de la production totale. (AFP, 12/10)
WebTV (réception d'Internet sur un téléviseur). La firme Lucent Technologie annonce l'arrivée à l'automne de sa puce DTV. Cette petite bestiole s'intégrera dans les téléviseurs, ou les ordinateurs, et permettra de recevoir des informations à 20 Mb/s, traiter la télé classique, ou la télé haute définition, gérer la technologie Push, récupérer des fichiers, et le tout par voie hertzienne.
TF1, Bouygues Télécom et 9 Télécom viennent de s'associer au fournisseur de services Internet néerlandais, World Online, pour former World Online France, qui prétend se hisser très vite au niveau des plus importants FAI (Fournisseurs d'Accès Internet), Wanadoo, Club-Internet et AOL. Une concurrence supplémentaire, tant mieux. Il faut remarquer aussi que Bouygues, propriétaire de TF1, s'intéresse de très près au WebTV.
La société New Works
expérimente rue Auber à Paris « la première
entreprise de proximité en prêt à l'emploi
», un espace de 400 m2 ouvert 6 jours sur 7, 24 h sur 24.
Cet espace réunit différents types de prestations
destinées principalement aux "travailleurs nomades",
aux grands comptes, à certaines catégories professionnelles
comme les architectes, mais également au grand public ainsi
qu'aux étudiants.
Le client peut ainsi louer, hormis les prestations classiques
d'édition de documents, un espace de travail ouvert ou
fermé, facturé à la minute, équipé
d'un poste de travail contenant les logiciels dont il a besoin.
Différents services et produits nécessaires à
son travail peuvent être achetés par le client allant
des consommables de bureau, à la traduction, au secrétariat,
à la visioconférence, en passant aussi par la gestion
de feuilles de paie, la domiciliation d'entreprise ou bien encore
la location d'une boîte postale.
Négociée au prix de gros auprès du prestataire
ADP-GSI, la gestion de feuilles de paie est ainsi revendue 550
F HT par mois pour 9 fiches de paie, la traduction est facturée
98 centimes le mot, l'utilisation d'un poste bureautique sur mesure
coûte 50 F de l'heure, avec facturation à la minute,
la formation à l'utilisation de logiciels revient à
290 F de l'heure pour deux participants et... le sandwich avec
« pain à l'ancienne » 18 F. (Les Echos,
16/10)
La société californienne
Imagek pourrait bien redonner une seconde jeunesse aux bons
vieux appareils photos analogiques 24 x 36. Dès cet automne,
cette filiale d'Irvine Sensors va produire les premières
unités de son Electronic Film System (EPS-1). Un capteur
numérique doté d'une unité de stockage, glissé
dans l'emplacement du film argentique classique, redonne au bon
vieux reflex la souplesse d'un appareil numérique : plus
de pellicules, ni de développement.
L'EPS-1 se connecte sur un PC pour décharger les prises
de vue. Sa durée d'utilisation est de 3 millions d'images
par séries de 30 clichés. La définition de
1,3 million de pixels, suffisante pour une utilisation semi-professionnelle,
pourrait permettre au procédé de concurrencer les
appareils numériques haut de gamme. (L'Expansion,
8 au 21/10)
Le 12 novembre, Freelance en Europe lance son antenne Est lors d'une réunion à Strasbourg. Plus d'informations dans nos prochaines éditions.
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