La CyberGazette,
le journal des Freelances
n° 104, 18 décembre 2000

Bonnes fêtes à toutes et à tous. La CyberGazette prend quelques vacances jusqu'au 8 janvier 2001.

1/ Un avant-goût du 21ème siècle, UMTS et Bluetooth
Il se peut que la série d'élections prévues ces prochaines années promette quelques changements dans la situation des freelances. Mais ce genre de promesses ne lie bien souvent que ceux qui y croient... Plus vraisemblable est l'avenir que nous préparent les évolutions technologiques, dont certaines provoquent ce que l'auteur anglais Charles Handy (1) nomme des « changements discontinus » : la cheminée, l'électricité, le téléphone, la découverte de l'ADN, l'ordinateur personnel... Bien qu'encore en gestation dans les laboratoires, l'UMTS et Bluetooth semblent en faire partie, et c'est pour 2002. En route.

Pas vraiment des découvertes absolues, ces deux standards sont plutôt des évolutions de la technologie actuelle des radiocommunications. Elles promettent cependant un tel degré de modification de l'environnement quotidien qu'elles méritent le qualificatif de « discontinuités ». Elles ne sont possibles aujourd'hui que grâce à l'évolution extraordinaire de la micro-électronique, depuis le transistor jusqu'aux
« systèmes-sur-une-puce » actuels, et aux économies d'énergie que permet la miniaturisation des appareils (les piles électriques, elles, ne diminuent pas de taille aussi vite).

Leur mode de fonctionnement les rapprochent, mais ils sont surtout complémentaires sur les courtes et les longues distances. La combinaison des deux permet de partager des appareils en local, et de les connecter ensuite avec le monde entier. De plus, tous ces appareils se reconnaissent automatiquement entre eux, ce qui évite de se tromper de destinataires.

La transmission par paquets
La majeure partie des moyens de communication actuels fonctionnent par commutation de circuits. C'est-à-dire qu'il faut établir un circuit particulier entre un émetteur et un récepteur pour transmettre l'information. Tant que le circuit est établi, on reste seul sur la ligne ; quand il est coupé (quand il se coupe...), il faut le rétablir. D'où la facturation au temps passé, comme sur le bon vieux Minitel.

Les communications modernes utilisent la commutation par paquets, où chaque paquet d'information se débrouille pour retrouver son chemin et ses paquets voisins avant de restituer l'information d'origine. L'avantage est d'établir une liaison permanente, et d'utiliser une voie toujours ouverte n'encombrant pas l'éther (tant qu'aucune donnée n'y transite). La facturation se fait à la quantité d'information échangée. Au Japon, l'i-mode coûte ainsi quelques centimes par message, et 20 F d'abonnement par mois. C'est le mode de transmission d'Internet (TCP/IP) lorsqu'il utilise le câble et UMTS. Actuellement, en transitant par le téléphone, il est encore facturé au temps passé.

L'UMTS
Basé sur la commutation par paquets, le service UMTS permet donc de garder son unité branchée en permanence, comme un poste de radio. La technologie du paquet étant particulièrement adaptée à la transmission de données numériques, le récepteur/émetteur ne sera plus simplement un téléphone vocal mais aussi un assistant personnel, un ordinateur, une caméra, une télévision. La voix est simplement numérisée puis empaquetée pour transiter à l'instar d'une donnée banale.

Entre le GSM (commutation par circuits, débit limité à 9,6 kbits/s) actuel et l'UMTS (commutation par paquets, débit 2 Mbits/s), les opérateurs ont mis au point quelques standards intermédiaires : CDMA et i-mode aux Etats-Unis et au Japon actuellement, GPRS en Europe, EDGE aux Etats-Unis et CDMA2000 en Asie et en Australie demain. Ces derniers fonctionnent en introduisant les paquets dans les circuits GSM, et fonctionneront avec des débits de 28 à 56 kbits/s pour le GPRS, de 100 à 200 pour EDGE (mais il ne sera disponible qu'en 2003), et presque 2 Mbits/s pour CDMA2000. Grâce à la commutation par paquets, la transmission de données peu volumineuses (le texte, la voix, la musique) semble aussi « rapide » qu'avec l'UMTS (W-CDMA).

Bluetooth
« Bluetooth va radicalement changer notre façon de nous comporter avec les objets nomades » Nigel Deighton, Gartner Group.

Bluetooth commute lui aussi par paquets. Il y a cependant deux différences essentielles : sa portée n'est que d'une dizaine de mètres, et son utilisation est gratuite. Il est destiné à connecter des appareils très proches, comme un ordinateur à ses périphériques, un ampli hi-fi à ses hauts-parleurs ou un magnétoscope à la TV, etc. Plus de câbles, plus de prises DIN, série, parallèle, SCSI, Péritel, etc. Le rédacteur en chef de la CyberGazette a déjà un clavier et une souris sans fils, quel soulagement !

Son utilisation est gratuite puisque, contrairement à l'UMTS, il n'a nul besoin d'infrastructures lourdes pour fonctionner, ni de services de redistribution (« roaming ») à assurer. On achète le module, on le branche et ça tourne. Il va de lui-même inspecter l'environnement proche et choisir les émetteurs/récepteurs compatibles pour bâtir un « pico-réseau » (point-à-multipoint pour les initiés). Changeant de fréquences plus d'un millier de fois par seconde, il évite les interférences et rend toute interception difficile. Son débit atteint environ 1 Mbits/s (dix fois plus qu'un câble série ou une liaison infra-rouge).

WAN contre PAN
Il existe d'autres standards de communication « cordless », comme le DECT ou le standard européen EN 300220. Mais, bien que numériques, ils n'utilisent pas la commutation par paquets.

Le véritable concurrent actuel de Bluetooth est le stantard IEEE 802.11 (technique DSSS) utilisé par Apple dans son émetteur Airport. D'une portée de 100 m et d'un débit d'une bonne dizaine de Mbits/s, il est plus encombrant et plus cher (660 F la carte interne, 2 000 F le boîtier externe) que Bluetooth (annoncé pour quelques dollars). Il est surtout efficace pour les réseaux locaux dans un bâtiment (Wireless Area Networks, WAN), pas pour interconnecter des unités très proches (Pico Area Networks, PAN). L'utilisation par les deux standards de la bande des 2,4 GHz (l'UMTS utilise celle des 1,9 et 2 GHz, toujours des hautes fréquences), réservée par l'armée française, ne sera plus un problème au 1er janvier 2001 lorsqu'elle abandonnera cette fréquence.

Les outils 802.11 existent cependant dès aujourd'hui, alors que Bluetooth est loin d'être opérationnel. Il lui manque la dernière couche, celle de la compatibilité des applications entre les multiples constructeurs. Ericsson en détient la licence, et un consortium de 2 000 constructeurs et équipementiers, y compris Intel depuis le 4 décembre, participe à son développement. Mais chacun tire la couverture à soi, comme Microsoft qui veut y inclure son dispositif « plug-and-play ». Il a fallu 10 ans au standard 802.11 pour être opérationnel...

Toujours plus nomade
Gageons que la mise en oeuvre de l'UMTS va accélérer la normalisation de Bluetooth, parce que leur complémentarité les rend indispensables l'un à l'autre. Et préparons-nous à 2002 (en même temps que les élections législatives-présidentielles, ou présidentielles-législatives selon les goûts) où nous pourrons jeter tous les câbles et « wapper » sur notre organiseur-téléphone-internet. Le bureau dans la poche et toutes les archives à portée de main. On pourra attendre l'autobus sans perdre son temps.

(1) Charles Handy, L'âge de déraison, éd. Village mondial, 1996

Sources : Elektor, décembre 2000, Le journal du téléphone, déc/janv. 2001, The Economist, 9/12/2000, http://bluetooth.ericsson.se/ http://standards.ieee.org/ http://www.art-telecom.fr/

2/ Brèves
• Statut du traducteur
. L'UNAMT, un regroupement d'associations de traducteurs et d'interprètes (SFT, Aprotrad, anciens de l'ESIT et de l'ISIT, Unetica, Uneti, TLS, etc.), rencontre lundi prochain la délégation interministérielle aux professions libérales pour des « discussions exploratoires » au sujet d'un statut officiel du traducteur. Le sujet est délicat, entre le verrouillage de la profession (mais est-ce possible ?) et une simple charte déontologique. Un forum de la profession est envisagé en début d'année prochaine.

• Au pas de course, cette semaine. Vivendi-Universal a fait son entrée en bourse le 11 décembre. L'Espagne a gagné la Coupe Davis. Le sommet des Quinze adopte la « société européenne ». Le tome II du dictionnaire de l'Académie Française (enzyme à mappemonde, via fax et magouille) est sorti cette semaine. Le III est prévu pour 2005, le IV et dernier pour 2010, ensuite on recommence. Création d'une Académie des Technologies, sur le modèle de l'Académie des Sciences : 200 membres, limite d'âge 70 ans.

Ils écrivent à la CyberGazette
• Cristal
. « Je cherche quelqu'un qui maîtrise Cristal Report ». Anne Fleuré afcf@wanadoo.fr

Juridique-social-fiscal
• Sécurité Sociale-CSG/CRDS
. Les salariés dont le revenu est inférieur à 1,4 SMIC seront exonérés en 2003 de l'ensemble de ces deux contributions, d'un tiers dès 2001 (article 2). Les non salariés aussi, selon la formule suivante : réduction de la contribution = 1/3 x 20 % x (2028 x SMIC horaire majoré de 40 % - revenus professionnels assujettis).
- Le SMIC à prendre en compte est la valeur moyenne du SMIC de l'année civile (rappelons que celui-ci est modifié au 1er juillet de chaque année).
- Le revenu assujetti est égal au revenu professionnel imposable dans lequel sont réintégrées les cotisations obligatoires et complémentaires de protection sociale (SS, mutuelles, etc.).
- Le coefficient de 2028 correspond au nombre d'heures dont il faut multiplier le SMIC horaire pour obtenir le SMIC annuel. Notons incidemment qu'il correspond à une semaine de 39 heures.
- Les cas d'activité temporaire et de pluriactivité sont aussi pris en compte dans la loi.
Loi de financement de la SS 2001, article 2.

*** Rappelons que la CSG/CRDS est recouvrée par l'URSSAF. Si vous recevez un appel en provenance des impôts, c'est, soit que vous avez déclaré des revenus mobiliers (actions, SICAV, etc.), soit que le fisc a commis une erreur - c'est arrivé récemment à une de nos lectrices. Il faut, dans ce cas, émettre une réclamation immédiatement, faute de quoi vous devrez payer d'abord, puis essayer de récupérer le montant ensuite.

• PARE. Le nouveau régime d'assurance chômage prévoit que les personnes qui ne se sont pas inscrites comme demandeur d'emploi avant la création de leur entreprise disposent d'un délai de trois ans en cas d'échec de leur entreprise pour demander l'ouverture de leurs droits à indemnisation. C'est aussi possible, sous certaines conditions, si ces personnes ont démissionné de leur précédent emploi pour créer ou reprendre une entreprise. Arrêté du 4 décembre 2000 portant agrément de la convention d'assurance chômage du 1er janvier 2001 et son règlement annexé, Journal Officiel du 6 décembre 2000

Business-économie-Internet-divers
• 14 décembre 1900
. Anniversaire jeudi dernier de la découverte des quanta par Max Plank. A l'origine de la mécanique quantique, cette découverte portait en germe toutes les inventions physiques du siècle : le transistor, la micro et l'opto-électronique. Avec la découverte de l'ADN et des mécanismes subconscients, c'est probablement la porte d'entrée dans le troisième millénaire.

• Votre nom de domaine. Jusqu'au 31 décembre, l'Afnic offre gratuitement le dépôt de nom de domaine personnel en .nom.fr. Attention, cette offre n'est gratuite que la première année, l'Afnic facture ensuite 15 euros par an les FAI qui vous les refacturent ensuite à leur prix... http://www.afnic.asso.fr

• M. Propre. Les députés ont voté un crédit d'impôt de 10 000 F (ou un chèque de ce montant si le contribuable n'est pas imposable) pour les acheteurs de voitures « propres » fonctionnant au GPL ou autres systèmes hybrides, et de 15 000 F pour les voitures électriques.

• L'hôpital et la charité. Microsoft menace les responsables de Bug track, une liste de diffusion des bugs de Windows, de les poursuivre en justice s'ils continuent à distribuer leurs bulletins d'alerte. Ceci constitue, disent-ils, une violation des droits d'auteur. Une semaine sur le Net, 16/12/2000

3/ Salons, manifestations janvier 2001
- 11-13 janvier : Les Journées d'Autrans rebaptisées « Vercors 2001 »... à Autrans dans le Vercors http://www.isoc.asso.fr/AUTRANS2001/index.htm
- 19 janvier : Les Entretiens du Freelance, Espace Elec, CNIT, Paris La Défense http://www.freelance-europe.com
- 25-27 janvier : SIMD, la semaine de la relation client, CNIT, Paris La Défense http://www.semaine-client.com
- 31 janvier au 2 février : Salon des Entrepreneurs, Palais des Congrès, Paris

4/ Le paradoxe de l'allumage d'autobus
L'enquête de la CyberGazette a montré ces deux dernières semaines que le temps moyen d'attente d'un autobus est de 8 mn 24 s, mais tombe à 2 mn 31 s si le patient allume une cigarette. Nous avons cherché à expliquer ce phénomène.

Le questionnement de la problématique
Nous avons baptisé « allumage d'autobus » la problématique mise en évidence par cette enquête, en synthèse du résultat paradoxal : l'allumage d'une cigarette provoque l'arrivée de l'autobus. Cette constatation extraordinaire interpelle le vécu de tous les usagers, comment l'expliquer ? Le comité de rédaction, après plusieurs séances de remue-méninges, a le plaisir de vous présenter quelques hypothèses classées par ordre de vraisemblance.

• Hypothèse 1 : le temps se dilate soudainement lorsqu'on allume une cigarette. Cette théorie expliquerait parfaitement l'expérience. Dès l'allumage, la dilatation du temps (deltaT) provoquerait une accélération (gammaT) de tous les mouvements (mu) observés par un observateur neutre (nu) extérieur aux coordonnées de l'espace-temps parisien (x-yTibéri) mais conservant une horloge indépendante (horoFreeelance). Il aurait donc l'impression que le délai – différence entre le temps T0 d'allumage de la cigarette et le temps T1 d'arrivée de l'autobus – s'est raccourci. Les deux séries de mesure – sans, puis avec cigarette – se déroulant cependant dans le même espace-temps, cette hypothèse a été écartée par le comité scientifique de la CyberGazette. En respectant en effet la théorie de la relativité généralisée qui implique que la vitesse de la lumière (c) diminue corrélativement à la dilatation du temps dans un espace-temps isolé, on déduit que le temps (T = distance/c) mis par celle-ci pour aller de l'autobus à l'usager serait rallongé, cqnfpd. De plus, si le désir (de l'autobus) s'accroît quand l'effet se recule (théorème de Racine), la dilatation préalable ne peut expliquer la rétraction finale. Ou alors, il faudrait réfuter l'oeuvre d'Einstein. Impensable.

• Hypothèse 2 : l'observateur se soustrait au temps commun pendant les premières bouffées de sa cigarette. Pour être cohérent avec les mesures, cette « absence » durerait en moyenne 5 mn 53 s (8 mn 24 s moins 2 mn 31 s), avec un écart-type ksi2-2=0 de 2 mn 19 s (5 mn 47 moins 3 mn 28 s). C'est la présence de cet écart-type qui rend l'absence de l'observateur difficile à prendre en compte. On ne peut en effet expliquer une absence par une présence, les écarts-types devraient s'annuler parfaitement (2-2=0) sinon l'observateur est soupçonné de partialité. Impensable.

• Hypothèse 3 : une réaction affective du conducteur. La science moderne prenant, depuis Freud, en compte les phénomènes inconscients, la théorie pourrait évaluer l'impact de la réaction du ça du conducteur de l'autobus, auquel il est interdit de fumer, devant la provocation représentée par l'allumage d'une cigarette par un futur usager. Il accélérerait donc la vitesse de son véhicule pour contraindre le fumeur à l'éteindre. Sa conduite est-elle guidée par un inconscient punitif à la limite du sadisme, ou par une impulsion humanitaire à la limite du masochisme ? Freud répond que les deux sont toujours liés, ce qui impressionne notre comité scientifique. Pensable.

• Hypothèse 4 : les fabricants mondiaux-américains de tabac ont soudoyé les conducteurs. Ils gagnent en effet sur les deux tableaux : d'une part, les usagers, surtout après la parution de cette enquête, vont se remettre à fumer ; d'autre part, l'intersection des courbes de consomption de la cigarette avec celle de l'arrivée prématurée de l'autobus montre que l'usager doit, dans 87,2 % des cas, éteindre sa cigarette avant sa fin normale pour monter dans l'autobus. Sa faim de nicotine n'étant pas satisfaite, il va donc probablement en rallumer une en descendant de l'autobus. Si cette théorie, en cours d'investigation par les journalistes de la CyberGazette, se révèle exacte, le directeur du journal demande au service publicité (tél : 01 23 45 67 89) de prendre contact avec les multinationales tabagistes américaines. En cas de réponse négative de leur part, une action en justice pour corruption tabagique active de fonctionnaires et passive d'usagers sera intentée (non à la mal-pouffe !). Mais si, par un geste spontané, ils financent directement une page de publicité (tél : 01 23 45 67 89), une remise leur sera accordée.

Conclusion
Les résultats de cette enquête, inédite dans toute la presse, sont fabuleux. Intellectuellement, ils proposent un paradoxe difficilement négligeable en cette période électorale, vu l'état de la circulation des autobus dans les rues de Paris. Pratiquement, ils offrent à tous les lecteurs usagers de ce moyen de transport une solution concrète à leur exaspération. La CyberGazette est heureuse de leur fournir, comme d'habitude, une information sûre et efficace, ainsi qu'une rémission de leur péché : « Fumez, si m'en croyez, c'est le bus qui manque le plus ». Joyeux Noël.

Les détails complet de l'enquête sont disponibles sur le site http://www.ratp.fr. Si vous ne les trouvez pas, c'est que les ONG anti-tabac nous les ont rachetés (tél : 01 23 45 67 89).


La CyberGazette est éditée électroniquement toutes les semaines par Freelance en Europe, association loi de 1901 déclarée à la Préfecture de Paris le 20 février 1998 (http://www.freelance-europe.com). Directeur de publication : Claude Chérel. Directeur de rédaction : Michel Paysant. Maquettage : Fizz. Abonnement annuel (40 numéros) : 260 F en France (40 E dans les autres pays européens) / 195 F (30 E) pour les adhérents de Freelance en Europe. Archives et bulletin d'abonnement sur le site http://www.cybergazette.presse.fr/ ISSN 1292-8534.
Prochaine parution : 8 janvier 2001

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