La CyberGazette,
le journal
des Freelances
n° 16, 29 novembre 1998
1/ La Banque et les freelances
Vous avez été 22 à répondre au questionnaire
sur vos relations avec les banques, merci à vous.
Les résultats en sont donc plutôt qualitatifs que
quantitatifs, mais donnent lieu à d'intéressantes
réflexions que j'ai livrées à nos interlocuteurs
jeudi dernier.
Tout d'abord, une rapide ventilation des réponses
:
60% d'informaticiens, 20% de conseils, 20% de formateurs
75% installés en profession libérale
55% en province, 45% en Ile-de-France
40% à la campagne, 40% en banlieue, 20% en centre ville
Compte tenu de cette importante proportion de "campagnards",
il est logique que 30% d'entre vous aient un compte au Crédit
Agricole, le reste se ventilant suivant les "Trois Vieilles"
(BNP, Société Générale, Crédit
Lyonnais), puis les autres. Cette répartition conforte
la validité de l'enquête.
75% ont un compte à cette banque depuis plus de
11 ans, ce qui donne une idée de l'âge moyen ; et
90% depuis moins de 10 ans pour votre compte business,
autre idée de l'ancienneté dans le statut.
77% ont un compte différent pour leur activité
professionnelle, dont... 75% (des 77) dans une autre banque :
vous ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier, et
vous choisissez avec soin vos prestataires !
Dont aussi 45% sous forme d'un compte "professionnel"
; comme l'a fait remarquer un des banquiers, autant cela est obligatoire
pour les EURL/SARL, autant cela est un choix pour les autres,
choix que vous êtes donc peu à avoir élu (compte
professionnel = cher).
Qualité de l'accueil : en général,
vous êtes relativement satisfait de la manière dont
vous êtes traité (plus par indifférence que
par appréciation positive), il y a peu de litiges graves,
vous êtes très peu nombreux à avoir changé
de banque.
Votre image de la banque : 1) de bons commerçants,
2) égoïstes, résultat qui n'a étonné
personne... Personne ne les traite de " pourris ", la
question a même été jugée " stupide
" par l'un d'entre vous, appréciation partagée
jeudi par notre auditoire ! Dans le fond, cela signifie que vous
n'envisagez pas de "magouilles" possibles dans vos relations
avec eux, ce qui n'est pas toujours évident dans le reste
du monde, ni en France avec d'autres professions.
Vos relations professionnelles avec la banque : le problème
principal provient, bien sûr, des rentrées "
variables et aléatoires " d'argent, à la différence
des salariés, et de bien des professions indépendantes
classiques. Le domaine que vous souhaitez voir traiter avec attention
par vos banquiers est donc la gestion de votre trésorerie
(la faire fructifier lorsqu'elle est positive, et accepter des
découverts relativement longs dans l'autre cas).
Plus généralement, vos suggestions portent
essentiellement sur la connaissance de votre statut par vos interlocuteurs,
et de leur capacité à décider par eux-mêmes
du traitement à vous accorder : " rentrée d'argent
= agence / sortie (prêt, découvert) = siège
" a résumé l'un d'entre vous ! Cette constatation
va tout à fait à l'envers de la stratégie
affichée par la direction de la Banque concernée,
elle a donc suscité quelques remous... Comme l'auditoire
était un mélange de personnes du siège et
de représentants des agences, mon petit doigt me dit qu'il
a dû se régler quelques comptes pendant la suite
de la réunion.
En conclusion, j'ai résumé vos
attentes de la façon suivante :
1. Avoir en face de soi un interlocuteur au fait de la situation
des freelances ;
2. Obtenir une gestion de votre trésorerie plus équilibrée
(période de solde positif = période de solde négatif,
placement de trésorerie = frais de découvert ; on
peut toujours rêver) ;
3. Utiliser des moyens modernes de communication en direct
avec l'interlocuteur responsable, par téléphone
par exemple (banque directe), mais pourquoi pas aussi par Internet
? La population des freelances est en effet en grande majorité
"branchée", elle pourrait donc mener ses opérations
via la Toile (ce que certains font déjà), et surtout
converser par messagerie avec un responsable, ou au moins une
assistance disponible, pourquoi pas?, 24 h / 24.
Merci encore de vos réponses, la suite dans un prochain numéro de la CyberGazette.
2/ News
Offre France Télécom
Itoo : cette offre de connexion à
Numéris n'est pas aussi intéressante qu'elle en
a l'air, par rapport à l'offre "professionnelle"
Duo. Consultez le site : http://worldserver.oleane.com/franck/itooduo.xls
et refaites vos calculs.
D'autre part, l'offre est conjointe avec Numéris Open 98
: « gratuité des frais d'accès à Numéris
du 1er octobre au 31 décembre , sous réserve de
l'achat d'un adaptateur Numéris chez un revendeur (ou une
agence FT). » (http://www.numerisopen.francetelecom.fr/pages/f_12.htm).
Attention, ce "cadeau" n'est valable que si l'appareil
est référencé chez FT, et si son emballage
est estampillé du logo " Open 98 ". Les agences
FT disposent d'ailleurs d'un CD-ROM et d'un guide de 178 pages
appelé " l'offre Numéris Open 98 ", que
certaines remettent aux clients potentiels. Tous les produits
bénéficiant de l'offre y figurent. D'après
le guide, l'adaptateur le moins cher s'appelle 'Sporster ISDN
TA' de US Robotics et coute 591 F TTC. Le même produit coûte
490 F à la FNAC, qui dit mieux ?
Pour vos cadeaux de fin d'année. L'Institut géographique national (IGN) permet
de sélectionner puis de commander sur Internet la photographie
aérienne de n'importe quelle portion du territoire français
au 300 000ème, puisée dans une banque de 4 millions
de clichés. Les images sont directement visibles sur le
site (http://www.ign.fr). Une
carte 50x50 cm, en couleurs, TVA et frais de port compris : 546
F, délai de livraison : 1 semaine.
Le créateur de la place Vendôme, Pascal Morabito
a décidé d'habiller les écrans et les boîtiers
d'ordinateurs. Commercialisées en décembre, ces
housses d'écran joliment boutonnées en lin, gabardine,
Stretch ou PVC façon croco à choisir en différents
coloris, seront vendues 200 F environ (place Vendôme 75001
Paris).
L'aérodrome de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin a inauguré hier son premier vol Pontoise-Luton (banlieue nord de Londres). Avec cette nouvelle ligne et des prix inférieurs de 30 à 50 % à ceux pratiqués par Air France, la compagnie anglaise Debonair entend séduire les hommes d'affaires de l'agglomération nouvelle de Cergy et de l'Ouest parisien, la Défense comprise. L'an prochain, trois autres lignes au départ de Pontoise-Cormeilles pourraient être ouvertes en direction de Düsseldorf (Allemagne), Milan (Italie) et Marseille. Changeant de nom d'ici un mois pour s'appeler aéroport de Paris-Cergy-Pontoise, l'aérodrome sera pour cela étendu. (Le Parisien 17/11/1998)
Selon un courrier électronique envoyé à Bill Gates par l'un des vice-présidents de la firme, rendu public à l'occasion du procès antitrust, Microsoft réfléchirait à la possibilité de faire payer une redevance annuelle aux utilisateurs de Windows, à compter de 2001. Un porte-parole de l'éditeur a toutefois déclaré que rien pour l'instant n'était décidé à ce sujet. (High Tech News 24/11/1998)
Prochaine
réunion de Freelance en Europe
: Café-Rencontre à Paris le mercredi 9 décembre,
18 heures au café de la Mairie, place St-Sulpice, Paris
6ème. Au menu du jour : "Présentation du Système
d'Evaluation du Management et de la Compétitivité
d'Entreprise" (SEMCE), développé par les Bell
Labs d'AT&T, par Marc BELAICHE, ancien directeur Qualité
d'AT&T, ancien VP du MFQ (Mouvement Français de la
Qualité) Ile-de-France, et Jacques BRISARD, Proxime Conseils,
consultant en marketing, Qualité et communication.
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