La CyberGazette,
le journal des freelances

ISSN : 1292-8534

 

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La CyberGazette publie son numéro 200

Nous n'avons strictement rien à ajouter ni à retrancher à notre éditorial du numéro 100. Nous le laissons donc à votre sagacité.

En illustration, nous vous offrons le numéro spécial consacré au revenu des freelances.
7 avril 2003

Interview de Michel Paysant, rédacteur en chef

Pourquoi le succès de la CyberGazette ?
C'est à nos lecteurs qu'il faut le demander, ce sont eux qui s'abonnent et se réabonnent. Pour notre part, nous essayons de rester fidèle à la vocation du journal : « le seul journal fait par des freelances pour les freelances ». C'est un résumé de ce qui, dans l'actualité, les concerne directement, que ce soit dans le domaine juridique, fiscal et social, ou dans le domaine économique et technique. Ils n'ont pas toujours le loisir de consulter toute la presse ou les différents médias, ni de poser les questions qui les intéressent aux acteurs de cette actualité. Nous essayons d'en faire la synthèse et d'approfondir certains sujets.
    Par ailleurs, ils participent eux-mêmes à la rédaction, par leurs réactions, leurs informations, leurs questions que nous publions chaque semaine. C'est une vocation importante du journal.

Vous proposez aussi un éditorial en plus de cette synthèse de l'actualité.
Pourquoi ?
Parce que l'actualité ne prend réellement de sens que si elle est mise en perspective. Chaque semaine, nous nous efforçons de donner un éclairage réfléchi sur des événements qui, additionnés, comparés, recoupés, indiquent un mouvement de fond significatif. Cela peut concerner un développement technologique, une évolution politique ou sociale, une modification des mentalités collectives. Parfois, nous avons un « scoop », comme le récent alignement de la protection santé des indépendants et des salariés, mais ce n'est pas notre vocation première. Cela dit, lorsqu'il s'agit d'un sujet aussi important pour les freelances, et que seuls de rares journaux l'annoncent, il faut bien pallier la carence des médias traditionnels.

Vous traitez parfois l'actualité avec un humour qui peut paraître abusif, et gêner certaines personnes. Le journaliste n'est-il pas astreint à une certaine réserve ?
Certainement, et tous les sujets ne supportent pas d'être traités avec ironie. Toutefois, l'observateur peut prendre un peu de recul, et introduire, par l'humour dont parlez, son opinion personnelle sur certains événements. Il ne faut pas confondre le sérieux et la gravité, l'information objective et le ton compassé. Et puis, cela fait du bien de sourire un peu de temps en temps. Comme disait Voltaire :
« J'ai décidé d'être gai parce c'est bon pour la santé ».

Mais la situation des freelances n'est pas toujours gaie. Que faites-vous pour l'améliorer ?
C'est un sujet différent, et aucun journal ne pourra jamais changer le monde. Il peut simplement y participer en informant ses lecteurs et en faisant connaître à l'extérieur de la communauté les problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés. C'est pourquoi nous diffusons la CyberGazette auprès d'un certain nombre de personnalités qu'il nous paraît important d'informer.
    Toutefois, la CyberGazette est aussi en relation avec un certain nombre d'associations de freelances dont la vocation est, justement, d'améliorer la situation de leurs membres. Ses colonnes leur sont ouvertes.

Dernière question : vous êtes la seule Newsletter électronique payante. Pourquoi ? (NB : c'est la seule chose qui ait changé depuis l'année 2000...)
Il est vrai que cette formule freine notre développement : en étant gratuite, la CyberGazette aurait peut-être des milliers de lecteurs. En revanche, qui pourrait garantir le sérieux des informations publiées ? Le modèle économique de la gratuité conduit à des comportements parfois peu déontologiques : recherche effreinée de publicité, revente des adresses, rachat par des groupes financiers. Nos lecteurs savent que la publication d'un journal coûte de l'argent (recherche de l'information, temps passé par les rédacteurs, gestion administrative), et qu'en payant un abonnement, ils en garantissent l'indépendance. C'est un contrat moral auquel nous restons attaché.
 20 novembre 2000

Merci, et rendez-vous lundi prochain.

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