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La CyberGazette publie son numéro
200
Nous n'avons strictement rien
à ajouter ni à retrancher à notre éditorial
du numéro 100. Nous le laissons donc à votre sagacité.
En illustration, nous vous
offrons le numéro spécial
consacré au revenu des freelances.
7 avril 2003
Interview de Michel Paysant, rédacteur
en chef
Pourquoi le
succès de la CyberGazette ?
C'est à nos lecteurs qu'il
faut le demander, ce sont eux qui s'abonnent et se réabonnent.
Pour notre part, nous essayons de rester fidèle à
la vocation du journal : « le seul journal fait par des
freelances pour les freelances ». C'est un résumé
de ce qui, dans l'actualité, les concerne directement,
que ce soit dans le domaine juridique, fiscal et social, ou dans
le domaine économique et technique. Ils n'ont pas toujours
le loisir de consulter toute la presse ou les différents
médias, ni de poser les questions qui les intéressent
aux acteurs de cette actualité. Nous essayons d'en faire
la synthèse et d'approfondir certains sujets.
Par ailleurs, ils participent eux-mêmes
à la rédaction, par leurs réactions, leurs
informations, leurs questions que nous publions chaque semaine.
C'est une vocation importante du journal.
Vous proposez
aussi un éditorial en plus de cette synthèse de
l'actualité.
Pourquoi ?
Parce que l'actualité ne prend
réellement de sens que si elle est mise en perspective.
Chaque semaine, nous nous efforçons de donner un éclairage
réfléchi sur des événements qui,
additionnés, comparés, recoupés, indiquent
un mouvement de fond significatif. Cela peut concerner un développement
technologique, une évolution politique ou sociale, une
modification des mentalités collectives. Parfois, nous
avons un « scoop », comme le récent alignement
de la protection santé des indépendants et des
salariés, mais ce n'est pas notre vocation première.
Cela dit, lorsqu'il s'agit d'un sujet aussi important pour les
freelances, et que seuls de rares journaux l'annoncent, il faut
bien pallier la carence des médias traditionnels.
Vous traitez
parfois l'actualité avec un humour qui peut paraître
abusif, et gêner certaines personnes. Le journaliste n'est-il
pas astreint à une certaine réserve ?
Certainement, et tous les sujets ne supportent pas d'être
traités avec ironie. Toutefois, l'observateur peut prendre
un peu de recul, et introduire, par l'humour dont parlez, son
opinion personnelle sur certains événements. Il
ne faut pas confondre le sérieux et la gravité,
l'information objective et le ton compassé. Et puis, cela
fait du bien de sourire un peu de temps en temps. Comme disait
Voltaire :
« J'ai décidé d'être gai parce c'est
bon pour la santé ».
Mais la situation
des freelances n'est pas toujours gaie. Que faites-vous pour
l'améliorer ?
C'est un sujet différent, et aucun journal ne pourra jamais
changer le monde. Il peut simplement y participer en informant
ses lecteurs et en faisant connaître à l'extérieur
de la communauté les problèmes auxquels ceux-ci
sont confrontés. C'est pourquoi nous diffusons la CyberGazette
auprès d'un certain nombre de personnalités qu'il
nous paraît important d'informer.
Toutefois, la CyberGazette est
aussi en relation avec un certain nombre d'associations de freelances
dont la vocation est, justement, d'améliorer la situation
de leurs membres. Ses colonnes leur sont ouvertes.
Dernière
question : vous êtes la seule Newsletter électronique
payante. Pourquoi ? (NB : c'est la seule chose qui ait changé
depuis l'année 2000...)
Il est vrai que cette formule freine notre développement
: en étant gratuite, la CyberGazette aurait peut-être
des milliers de lecteurs. En revanche, qui pourrait garantir
le sérieux des informations publiées ? Le modèle
économique de la gratuité conduit à des
comportements parfois peu déontologiques : recherche effreinée
de publicité, revente des adresses, rachat par des groupes
financiers. Nos lecteurs savent que la publication d'un journal
coûte de l'argent (recherche de l'information, temps passé
par les rédacteurs, gestion administrative), et qu'en
payant un abonnement, ils en garantissent l'indépendance.
C'est un contrat moral auquel nous restons attaché.
20 novembre 2000
Merci, et
rendez-vous lundi prochain. |