L'association des Freelances en Europe

Les offres de mission

Résumé : les offres de mission pullulent sur Internet. Mais les sociétés sont-elles sérieuses ?

Plan :
Les structures d'intermédiation

Situation juridique
Les commissions

Les sites Internet

 

Indépendants, inscrivez-vous sur notre site ! Recevez tous les matins les offres de vos futurs clients ! Une multitude de sites proposent aujourd'hui ce que les freelances recherchent avant tout : des missions. Nous ne ferons pas ici une analyse détaillée des offres, qui supposerait une étude approfondie des conditions réelles de fonctionnement, et une mise à jour fréquente vu le rythme d'apparition/disparition des sites en question.

Néanmoins, quelques informations de base peuvent permettre de faire un premier tri.

Les structures d'intermédiation
Examinons les sites offrant ces prestations. Cela nous permettra aussi de distinguer les modes de fonctionnement.

Les « pur Internet »
Ces sites se contentent de mettre électroniquement en contact les offres et les demandes. Il y en a de plusieurs sortes : ceux qui affichent les offres et les demandes, en laissant le soin aux parties de continuer le contact ; ceux qui demandent une affiliation (gratuite ou payante) pour offrir le service. Le type de tarification dépend de la stratégie du site, parfois en pourcentage de la mission, parfois avec un prix fixe. Certains sont gratuits pour les freelances mais payant (à l'acte ou sur abonnement) pour les entreprises. Certains sont gratuits pour tous, opérant sur une base bénévole (ce sont ceux-là que nous signalons comme « gratuits »).

Les « places de marché »
Elles aussi mettent en rapport les offres et les demandes, mais plutôt sous la forme d'un appel d'offres. Le donneur d'ordre émet une offre, les prestataires y répondent et le donneur d'ordre sélectionne la meilleure. Certains effectuent eux-mêmes la sélection, ne présentant au client que la meilleure offre. Les prestataires doivent s'inscrire dans la base de données du site, et garantir leur légalité. Le site peut parfois garantir la prestation et le paiement du prestataire.

Les « agences commerciales » (appelées parfois agences de délégation)
Les plus efficaces sont toutefois celles dont les commerciaux prospectent la clientèle. Ce rôle s'apparente à celui d'un agent artistique, sportif, littéraire – à la différence que celui-ci représente exclusivement et nominativement ses mandants, et ne signe pas directement les contrats. Dans le cas des freelances, ces « agences » prospectent la clientèle (administrations, grandes ou moyennes entreprise), définissent le profil recherché et recherchent dans leur base de données le freelance apte et disponible pour remplir la mission. Une fois les trois parties d'accord (le client, l'agence et le freelance), l'agence signe le contrat avec le client et un autre avec le freelance. Celui-ci est juridiquement le sous-traitant de l'agence. Le service est alors complet, il justifie une commission en général de l'ordre de 20 % des sommes engagées.

Les sociétés elles-mêmes prestataires
Il s'agit des SSII, cabinets de conseil, sociétés de traductions, organismes de formation et autres agences de communication. Elles disposent du personnel pouvant satisfaire les demandes des clients, mais font parfois appel aux freelances pour compléter leurs équipes. A l'extrême, certaines n'ont même pas d'équipe du tout, et se contentent de sous-traiter tous leurs chantiers à des freelances. A la différence des agences évoquées ci-dessus, elles présentent (trop) souvent le freelance comme leur employé salarié, et prennent des marges non dévoilées (mais tout finit par se savoir, n'est-ce pas ?). Bien que représentant la majorité des structures d'intermédiation, nous ne les citerons pas dans les listes ci-dessous, car elles présentent rarement leurs offres sur Internet.

Enfin, pour mémoire, les agences d'intérim
Leur fonctionnement est différent, puisqu'elles salarient les professionnels qu'elles envoient chez le client. Nous les citons uniquement parce que certains professionnels les utilisent purement et simplement comme structures d'accueil pour la mission chez un client qu'ils ont prospecté eux-mêmes. Mais le ratio entre le salaire du professionnel et le prix demandé au client est important : entre 2 et 2,5, ce qui correspond à une marge de 100 à 150 %. Peu reste dans la poche des agences d'intérim, néanmoins, parce que doivent être versées les cotisations sociales (100 % du salaire net), les congés payés, les sessions de formation et autres prestations légalement obligatoires. Il ne leur reste au mieux que 10 à 20% de la recette provenant des clients.

Situation juridique

Responsablités
Les « pur Internet » et les places de marché agissent comme des intermédiaires purs. Lorsqu'ils touchent une commission sur les affaires réalisées, ils sont « mandataires » des parties, mais en aucun cas responsables de la bonne fin de la prestation ni du paiement du prestataire (sauf garantie formelle).

Les agences commerciales et les sociétés intermédiaires sont, au contraire, responsables de la mission signée. Le freelance est leur sous-traitant. Elles sont responsables de la bonne fin de la mission – au moins pour trouver un autre freelance reprenant celle-ci en cas de défaillance du freelance initial –, et s'engagent, par contrat, à payer le freelance. Ce paiement est en général effectué losque le client paye lui-même la facture, mais certaines agences proposent un service de « factoring », payant la facture du freelance dès réception moyennant un % relativement dissuasif (business is business).

Droit de la sous-traitance
La loi prévoit que le sous-traitant, en cas de défaillance du maître d'oeuvre, peut se faire payer directement par le client final. Mais il faut qu'il ait été « agréé » par le maître d'oeuvre, d'une façon plus ou moins formelle. Ce qui n'est jamais le cas lorsque le freelance est présenté comme un salarié de la société intermédiaire. Méfiez-vous !

Non concurrence
Concernant la clause de non concurrence intervenant fréquemment dans les contrats entre les freelances et les agences, elle nous paraît logique. Le freelance, et le client, sont souvent tentés de travailler « en direct », court-circuitant l'intermédiaire. La clause ne doit cependant pas excéder des limites raisonnables : trois à six mois nous paraissent suffisant, et doit surtout se limiter au client concerné, et même au département s'il s'agit d'un « grand compte ».

Subordination
Le freelance est-il sujet à requalification en contrat de travail de son contrat de sous-traitant d'une agence ou d'une société intermédiaire ? Si celle-ci n'est que « mandataire », il n'y a aucun risque. Si elle est « maître d'oeuvre », la situation s'évalue en fonction de la « subordination » du freelance vis-à-vis du client final. Si la mission n'est pas précisément définie, si le freelance agit comme un salarié du client (badge, cantine, présence dans l'annuaire téléphonique ou électronique du client, durée trop longue de la mission, etc.), alors la présomption de « fausse indépendance » est forte. L'intermédiaire lui-même risque d'être condamné pour « marchandage de main d'oeuvre » et « exercice illégal de travail temporaire ».

Les commissions

Le débat sur le payeur réel des commissions – le client ou le freelance – nous semble surréaliste. Si c'est le client, cette somme est prélevée sur la rémunération du freelance. Si c'est le freelance, son tarif est augmenté d'autant. Notre conseil aux freelances est de fixer fermement leur tarif, et d'exiger de l'intermédiaire qu'il le respecte. A ce dernier ensuite de le « vendre » au client.

Que penser d'une commission de 20 % ? Cela peut paraître élevé, mais 1/ vous n'êtes pas obligé de l'accepter, 2/ cela peut parfois se négocier, 3/ qu'importe si vous êtes payé au tarif que vous souhaitez ? Seule la concurrence entre de nombreuses structures peut faire baisser ce montant. Souhaitons donc qu'elles se multiplient.

Sites Internet repérés (juin 2004)

Les « purs Internet »
http://www.agent-first.com/ (agents commerciaux, gratuit)
http://www.categorynet.com/fr/ (presse et RP)
http://www.ventoris.fr/ (gratuit) ex-Creer en France
http://www.freelancepark.com (informatique, gratuit)
http://www.missind.com/ (gratuit pour l'instant)
http://www.motamot.com (gratuit)
http://fr.scguild.com/ (Guilde des métiers du logiciel, modeste cotisation facultative)
http://www.secretaire.com/ (gratuit)

http://www.consultants-enligne.com/ (et aussi formation-enligne.fr, informatique-enligne.fr, journalistes-enligne, etc.)
http://www.consultime.com/ (informaticiens)
http://cyberworkers.com/ (non recommandé)
http://www.elite-intercontrat.com
http://www.expertconsultant.com/ (consultants)
http://www.freewin.fr/ (informaticiens)
http://indep.hitechpros.com/
http://www.icna-net.org/ (fermé)
http://www.interface.net
http://www.jobfreelance.com/
http://www.jobmarkcom.com/
http://www.solocontact.com/
http://www.teletravail.net/
http://www.w3workers.com/
http://www.web-profils.com

Les places de marché
http://www.equesto.com
http://www.expertselect.net
http://www.graphigroups.com/ (arts graphiques)
http://www.kalifeye.com/
http://www.imprimerie-online.com/
http://www.misterconsult.com/ (Boursoconseil, racheté par Expertconsultant.com)
http://www.prestataires.com
http://www.smarterwork.com/ (international)
http://www.virtua.fr/ (télétravail)
https://www.web-profils.com/ (informatique)

Les agences commerciales
http://www.abc-independants.com/
http://www.asarys.com/
http://www.bc-resco.fr/ (agents commerciaux)
http://www.eurolead.fr/
http://www.expertancy.com/
http://www.free-expert.com/
http://www.freelance.com
http://www.id-nouvelles.fr/
http://www.manaipi.com/
http://www.modisintl.com/
http://www.needconsult.com/
http://www.parity.net/
http://www.planet-consultant.com/
http://www.prolixe.fr/

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