L'association des Freelances en Europe
La presse parle des Freelances - 1999
La tentation d'être
indépendant..., 01 Informatique,
17 septembre 1999
Informaticiens indépendants : une
alternative aux SSII, 01 Informatique, 17 septembre
1999
Le devenir du droit du travail, Alain
Supiot, Page, le magazine des livres, septembre-octobre
1999
Changer de vie, Le Nouvel Observateur, 9 septembre
1999
Les solos : nouveau nom, ancien métier, L'itinérant
(Québec), 1 juillet 1999
Le site de la semaine : l'association des freelances en Europe,
b2b.fr, 10 juin 1999
Indépendants, la recette du bonheur, Le Monde Informatique,
27 mai 1999
Ca bouge dans les réseaux, Initiatives Magazine,
mai 1999
Un site pour les freelances, Défis, mai 1999
« Nous sommes un réseau d'intellectuels »,
Rebondir, mai 1999
« Difficile de dire combien ils sont. Mais ils ont décidé
de s'organiser », Europe 2 Alsace, 23 février
1999
« Plus jamais seuls », Libération,
22 février 1999
Recherche freelance, Dernières
Nouvelles d'Alsace, 21 février 1999
« Une association pour les Free-lance », Stratégies,
5 février 1999
« L'avenir des free-lance sera-t-il
européen ? », Rebondir, février
1999
« Ils travaillent autrement », Stratégies,
29 janvier 1999
Chronique de Brigitte Jeanperrin, France Inter, lundi
18 janvier 99, 7 h 22
« Les Robinsons de l'emploi », Cahiers de Générations
n°6, janvier 1999
Revue
de presse 1998
Revue de presse 2000
La tentation d'être indépendant...,
01 Informatique, 17 septembre 1999
Résultats d'une enquête 01 Informatique-Ifop
auprès de 1 500 informaticiens salariés : 42 % sont
"très ou assez" intéressés par
le travail indépendant. Article :
« Pourquoi travailler huit heures par jour
pour un patron lorsque vous pouvez le faire quinze heures pour
votre propre compte ? Déclinée en boutade, cette
perception du travailleur indépendant colle bien, finalement,
à la réalité. D'un côté, le
confort d'un travail en équipe, la sécurité
d'un salaire qui "tombe" tous les mois, la carrière.
De l'autre, l'attrait de la liberté de temps et d'organisation,
le choix d'un mode de vie, la réalisation d'un projet personnel.
Reste à savoir si un tel projet intéresse les informaticiens
actuellement salariés. Certes oui ! En France, 26 700 indépendants
experts du clavier sont références par l'Insee.
Et leur nombre s'est accru de 17 % en 1998. Du côté
des entreprises, l'appel au travail indépendant se développe
(lire en page 89). Dans 01 Informatique, le volume des
petites annonces de cette rubrique a même doublé
en un an. Et plusieurs grandes entreprises utilisatrices lancent
désormais des campagnes institutionnelles dans ce sens.
La pénurie actuelle de demandeurs d'emploi en est la principale
raison. Notre sondage vient donc à point nommé pour
éclairer cette perception... »
Interview de Michel Paysant, délégué général
de Freelance en Europe
« Cette enquête est géniale et inquiétante.
Géniale d'un côté, parce que 42 % d'informaticiens
tentés par l'aventure du travail en tant qu'indépendants,
c'est beaucoup. Mais, de l'autre, je ne comprend pas pourquoi
ce taux n'est pas de 100 %. Car, rêver d'être indépendant,
c'est un comme rêver d'aller gratuitement au Club Med. Qui
n'est pas intéressé par cette perspective ? Pourquoi
sont-ils si peu à franchir le pas ? Des freins subsistent
donc. D'abord, parce que l'on parle peu d'indépendant en
informatique dans les médias. Le candidat ne sait pas où
aller ni comment faire. L'information passe par le bouche à
oreille. Des questions restent en suspens : comment faire pour
travailler en Europe ? Est-il possible d'exercer à mi-temps
en salarié et en indépendant ? D'autres freins proviennent
du niveau de protection sociale et financière, qui n'est
pas comparable avec celui du salariat. Notre association va diffuser
un cahier de propositions destiné aux "institutions"
pour changer cet état. Après tout, l'informaticien
freelance, comme l'artisan, transforme la matière physique
ou intellectuelle. Il doit être mieux reconnu par les instances
nationales. »
Hubert d'Erceville
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Informaticiens indépendants
: une alternative aux SSII, 01 Informatique, 17 septembre
1999
Une page entière sur le sujet, dont nous
extrayons les encadrés suivants :
« Indépendant contre SSII.
Avantages. Un interlocuteur unique. La compétence
annoncée est généralement avérée.
La même personne assure le suivi. La prestation est généralement
moins chère (pas d'intermédiaire).
Inconvénients. Les tarifs sont fixés par les indépendants,
donc divers. Un indépendant peut "disparaître"
(changer de métier ou être indisponible), et c'est
alors à l'entreprise de le remplacer. L'obligation de résultat
est difficilement applicable à un indépendant dans
le cadre d'un forfait. »
« Le directeur informatique d'une banque témoigne
J'ai commencé par faire appel à un indépendant
que je connaissais en tant qu'ancien salarié. Actuellement,
quatre informaticiens indépendants travaillent dans mon
service. Plus motivés que les salariés, plus efficaces
et expérimentés, leurs coûts sont inférieurs
à ceux d'une SSII. J'apprécie notamment les spécialistes
grands systèmes, une compétence difficile à
trouver dans les sociétés de services. Le risque
avec les indépendants, c'est qu'ils peuvent partir. C'est
alors à l'entreprise de les remplacer. Tandis qu'avec une
société de services, c'est celle-ci qui se charge
de remplacer le collaborateur. Mais, en réalité,
ils sont généralement plus stables que les prestataires
de SSII. Par ailleurs, les clauses et les garanties des indépendants
sont les mêmes que celles des SSII. »
Claire Rémy
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Le devenir du droit du travail,
Page, le magazine des livres, septembre-octobre 1999
L'observation du présent ne nous dit jamais ce que sera
l'avenir ; elle dévoile des avenirs imaginables qui restent
à éviter ou à construire. Le recul par exemple
des formes les plus traditionnelles de la subordination au travail
peut aussi bien conduire à des formes inédites d'asservissement
des hommes qu'à leur émancipation. L'élévation
de la qualification professionnelle et l'innovation technique
favorisent le travail en réseaux et la direction par objectifs.
Cela conduit, sur le plan juridique, à une dilution de
la figure de l'employeur et à l'émergence de nouveaux
usages du contrat. Dans le contrat de travail, l'obligation de
résultat gagne du terrain sur l'obligation de moyens ;
on concède au salarié une certaine autonomie dans
l'exécution de son travail, mais c'est pour le juger sur
pièces, ou « sur chiffres ». Dans le contrat
d'entreprise, à l'inverse, avec les progrès de la
soustraitance et des normes de qualité, l'indépendance
recule, moyennant une éventuelle stabilisation du rapport
contractuel. Pour le travailleur (salarié ou indépendant),
cette évolution peut dans les deux cas conduire au meilleur
ou au pire : au meilleur si ces évolutions conduisent à
fonder un état professionnel conciliant liberté,
sécurité et responsabilité. Au pire si l'un
de ces trois facteurs vient à manquer.
Alain Supiot
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Changer de vie, Le Nouvel
Observateur, 9 septembre 1999
L'étau du chômage se desserre...
tous les français que nous avons rencontrés ont
la bougeotte. Des projets plein la tête. La croissance,
c'est aussi la leur. [...]
Une espèce nouvelle de créatifs, mobiles à
modem, indépendants, multisalariés ou freelance,
hier amateurs bidouilleurs, surgit d'à peu près
nulle part : « L'entreprenaute » (5).
(5) Voir l'excellente « CyberGazette » : www.freelance-europe.com
Guillaume Malorie
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Les solos : nouveau nom, ancien
métier, L'itinérant (Québec),
1 juillet 1999
Aux États-Unis, ils se surnomment les "freelance"
et ils ont maintenant leur correspondance européenne sur
le site Freelance en Europe. En France, ils ont été
baptisés les solos. Qui sont-ils exactement ces nouveaux
travailleurs "artisans"?
En France, ils ont maintenant leur site
"Le carrefour des solos" et leur Salon qui s'est tenu
les 9 et 10 juin au Foyer de la Grande Arche à Paris. 400
exposants et 4 000 décideurs d'entreprises, ce sont les
chiffres alléchants générés par cette
rencontre entre autonomes et entreprises...
Qui sont-ils? « Indépendants
par choix, ils préfèrent travailler seuls ou en
très petites structures (de moins de 5 personnes). Ils
réalisent des missions pour des entreprises dont ils ne
sont pas salariés. Leur domicile et siège social
sont souvent un seul et même lieu. » Voilà
la première définition qu'ils se donnent. Pour conquérir
leurs clients, les professionnels indépendants disposent
de peu de moyens. Ils ont pour seul capital : leur compétence
acquise; leur carnet d'adresse; leur réseau de partenaires
(clients et confrères); leur temps (par nature limité).
Ils font de la prospection classique (mailing, téléphone)
mais celle-ci est peu valorisante. Ils font fonctionner leurs
réseaux de relations personnelles et professionnelles (
écoles, associations, sport...) les meilleurs d'entre eux
publient des livres, enseignent dans les grandes écoles
(HEC, Sciences Po), écrivent dans les journaux, tiennent
des chroniques à la radio, parlent dans les colloques.
Du côté des "Freelances"
européens, la CyberGazette nous apprend que les
indépendants britanniques seraient en guerre contre le
système de taxation ou vice versa...
Monique Fréchette http://www.itinerant.qc.ca/chronique.html
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Le site de la semaine : l'association
des freelances en Europe, b2b.fr, 10 juin 1999
Un lieu de rencontres
et d'initiatives pour la défense et la promotion des freelances.
Le site de cette association de freelance (essentiellement issus
de l'informatique) offre une navigation très conviviale
et rapide. Peu de fioritures ou d'images. La priorité est
donnée aux textes pratiques pour les freelance et ceux
qui aspirent à le devenir.
Parmi les différents choix
j'ai retenu pour vous les suivants :
Cybergazette hebdo payante (40 euros pour 40 numéros)
qui fait une synthèse pertinente de l'actualité
de la semaine, envoyée par email. ***
Forum réservé aux adhérents, pour
ceux qui ne se rendent pas aux réunions régulières
à Paris et en Province.
Information pratique sur les coûts de structure initiaux
pour devenir indépendant. ***
Recueil de contrats types pour les freelance en informatique
**
Lectures : livres et rapports de Charles Handy à
Michel Paysant en passant par une étude fort intéressante
réalisée sur un échantillon de 350 sites
web.
Liste des sites web des adhérents.
L'adhésion est payante mais modique (130F)
Un reproche tout de même à ce site utile et pratique
: la barre de navigation qui comporte des zones actives trop petites
pour être atteintes rapidement par la souris.
Bruno Chatelin
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Indépendants, la recette
du bonheur, Le Monde Informatique, 27 mai 1999
Cf. le texte dans
le site b2b.fr
Jean Gimont
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Ca
bouge dans les réseaux, Initiatives Magazine,
mai 1999
Freelances, unissez-vous ! Les avocats ont leur
ordre, les artisans et les commerçants, des institutions
représentatives... Et depuis juin 1998, les free-lances,
leur association : Freelance en Europe. Mais qui sont-ils ? «
Les freelances sont des formateurs, des consultants, des traducteurs,
des journalistes, des informaticiens... Leur point commun ? D'une
part, ils travaillent de façon autonome, indépendante
(et cela quel que soit leur statut : travailleurs indépendants,
professions libérales, en SARL, SA, EURL, vacataires, pigistes).
D'autre part, ils ne sont pas regroupés au sein d'un réseau
ou d'un organisme représentatif. Notre association, quant
à elle, s'adresse surtout à ceux qui ont un exercice
libéral, proposent des prestations intellectuelles
» explique Claude Chérel, président de Freelance
en Europe. Le terme " freelance " présente aussi
l'avantage d'être compris dans d'autres pays d'Europe. Une
dimension que l'association ne néglige pas. Elle entend
en effet défendre les intérêts des freelances
auprès des institutions françaises et européennes
(de grandes disparités sociales et fiscales existent d'un
pays à l'autre), améliorer la sécurité
du travail indépendant et l'information de leurs partenaires
(surtout leurs clients). Mais l'objectif premier de Freelance
en Europe est ailleurs, « L'association est un lieu
de rencontres, d'échanges entre des personnes qui ont les
mêmes préoccupations, mais ne trouvent pas toujours
de réponses, faute d'institutions représentatives
et de sources d'informations, rappelle Michel Paysant, délégué
général de Freelance en Europe. Afin de répondre
à ceux qui souhaitent se mettre à leur compte, nous
avons déjà mis un guide du freelance sur notre site
Internet. »
Mais regrouper des indépendants peut aussi permettre d'obtenir
des avantages, des remises, qu'un freelance isolé ne pourrait
obtenir. L'association propose d'ores et déjà à
ses adhérents un éventail d'assurances, la "
Freelance protection " (mutuelle santé, indemnité
journalière, prévoyance... ), qu'elle a négociée.
L'association compte 200 adhérents. Des antennes ont déjà
été créées à Lyon et à
Strasbourg, d'autres devraient se mettre en place à Nîmes,
Nice et Bordeaux.
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Un site pour les freelances,
Défis, mai 1999
Promouvoir le travail indépendant et rompre
l'isolement des freelances, tels sont les grands objectifs du
site Freelance en Europe.
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« Nous sommes un réseau
d'intellectuels », Rebondir, mai 1999
Michel Paysant : « Notre
association regroupe des graphistes, des traducteurs, des secrétaires
à domicile... Dans ces professions, il suffit souvent d'un
ordinateur et d'un téléphone pour travailler chez
soi, quel que soit le statut : salarié intermittent, pigiste,
auteur ou chef d'entreprise individuelle. Ce n'est pas compliqué
de démarrer, mais la grosse difficulté, ce sont
les délais de paiement des clients. Certains de nos deux
cents adhérents sont regroupés en réseau,
par exemple des traducteurs à Montpellier ou des urbanistes-architectes
dans le Centre. Cela permet d'échanger des clients et des
informations. » (les détails ne sont pas vraiment
exacts, quant au titre... on fait mieux ! mais la communication
est un art parfois défaillant, ndlr)
+ Interview de Muriel Brandel, télésecrétaire,
membre de Freelance en Europe.
Dossier réalisé par André Mora.
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« Difficile de dire combien
ils sont. Mais ils ont décidé de s'organiser »,
Europe 2 Alsace, 23 février 1999
"Ils" ce sont les freelances, les travailleurs indépendants.
L'association Freelance en Europe ouvre ces jours-ci une antenne
en Alsace. A qui s'adresse t-elle et surtout et à qui doit-elle
servir ? La réponse avec Fanny Klipfel.
> Fanny Klipfel : Etre Freelance ce n'est pas un métier, c'est un statut. Les freelances sont journalistes, traducteurs, informaticiens ou agents d'assurance, des réalits professionnelles très différentes qui ont pourtant toutes de nombreux points communles : les galères des débuts sont les mêmes pour tous. Un exemple avec Nathalie Gehrold, traductrice scientifique à Strasbourg.
> Nathalie Gehrold : Il y a par exemple, la caisse de vieillesse qui a mis 6 mois pour bien vouloir m'immatriculer, bien vouloir me dire combien j'allais payer, selon quel taux, etc. Donc, au début, non seulement c'est l'inconnu, mais en plus, l'inconnu dure vraiment longtemps. Pendant plusieurs mois, on ne sait pas du tout à quelle sauce on va être mangé, donc savoir si c'est bien la peine de continuer ou pas, si on est sur la bonne voie ou pas.
> Fanny KNIPEL : Autre difficulté, les relations avec la clientèle, des démarches qui font rarement partie de la formation initiale. C'est souvent l'à-peu-près qui domine chez les débutants. Savoir qui est susceptible d'être intéressé par vos prestations n'est pas une mince affaire.
> Nathalie Gehrold : Le jour où on a enfin détecté quelqu'un, une entreprise, qui a vraiment un besoin dans notre domaine, il faut encore la convaincre, et là, ça peut encore durer des semaines, voir des mois avant que l'entreprise se décide enfin à prendre une décision et à faire appel à nous ou à quelqu'un d'autre, à la rigueur s'ils nous mettent en concurrence avec d'autres freelances, ce n'est pas le problème, mais qu'ils prennent une décision ! A ce moment là on a un espoir, on va avoir du travail et de l'argent, et puis l'espoir est souvent déçu dans la durée.
> Fanny Klipfel : De nature très
indépendante, les freelances ne se regroupent pas facilement.
L'association Freelance en Europe leur offre pourtant une mine
de renseignements et d'infos pratiques. Rendez-vous leur est déjà
donné à Strasbourg le 4 mars prochain. Pour tout
renseignement contacter Rémi Werlé au 06 03 05 02
03.
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« Plus jamais seuls »,
Libération, 22 février 1999
Quatorze millions, soit un actif sur dix, c'est
le nombre de home based heroes ou travailleurs indépendants
recensés aux Etats-Unis. En France, l'Insee les ignore
encore. [...] Freelance en Europe, une association montée
par des indépendants en informatique mais ouverte à
toutes les professions intellectuelles, joue, sur son site, les
plateformes de service, d'échange et de réflexion.
Les solos ont aussi leur bimensuel depuis l'année dernière
: L'Entreprise en Solo s'est vendu à 73 000 exemplaires
dès le premier numéro. Et ils auront bientôt
leur salon. Le premier Carrefour des Solos se tiendra les 9 et
10 juin au foyer de la Grande Arche à Paris.
Nadya Charvet
Un cahier complet consacré aux freelances,
avec, en particulier, un entretien avec Michel Théry, du
Commissariat général au Plan : « En l'état
actuel du droit, mieux vaut être salarié. »
Quelques extraits : « [Libération :] Comment
rendre l'indépendant moins vulnérable ? ... En prend-on
le chemin ? Il faudrait d'abord que les indépendants
s'organisent pour le revendiquer. Compte tenu du corporatisme
et du particularisme des professions sous statut d'indépendants,
ça n'est pas encore le cas. Ailleurs en Europe, oui. En
Italie, en Allemagne ou en Espagne, la couverture sociale des
indépendants est en train d'être repensée.
Les Italiens ont par exemple inventé le système
de la parasubordination qui oblige le donneur d'ordres à
participer au régime de protection sociale de l'indépendant
qu'il fait travailler. Ce système fait l'objet d'une loi
très discutée dans ce pays. »
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Recherche freelance, Dernières
Nouvelles d'Alsace, 21 février 1999
Créée
l'an dernier à Paris, l'association " Freelance en
Europe possède une antenne à Strasbourg pour la
région Est. L'animateur en est Rémi Werlé
qui défriche actuellement le terrain pour connaître
l'importance de ces professionnels dans la région.
Ils s'appellent freelance, indépendants ou
solos. Ils sont consultants, traducteurs, formateurs, informaticiens,
guides ou journalistes. Mais ne se connaissent pas, car chacun
travaille dans son coin. C'est-à-dire le plus souvent à
domicile. Et pourtant, ils ont tous les mêmes problèmes,
C'est pour défendre le travail indépendant et obtenir
les mêmes droits que le travail salarié que l'association
Freelance en Europe a été créée en
uin 1998. Le président est Claude Chérel, conseil
en informatique, et le délégué général,
Michel Paysant, conseil en édition.
Les freelance ont parfois connu une première
expérience en entreprise avant de se lancer seuls ou sont
des autodidactes ou encore d'anciens chômeurs qui ont ainsi
réintégré le monde du travail. Ou ils ont
tout simplement décidé de travailler à domicile
pour des raisons familiales. Mais ce mode de fonctionnement, hors
des circuits traditionnels, les isole et les fragilise. «
Il présente, par sa nouveauté, un certain nombre
d'inconvénients: risque économique, protection sociale
diminuée, difficulté de recherche de clients, solitude,
complexité des formalités administratives nationales
ou internationales », explique l'association.
« Il faut trois mois pour être immatriculé
à la Sécurité sociale en France, alors qu'il
suffit d'un après-midi en Grande-Bretagne. On ne souhaite
pas être encadrés, mais l'activité est disparate
d'un pays à l'autre », explique Rémi Werlé
qui souligne que pour le moment « les politiciens ne
s'intéressent pas à nous ».
Solutions collectives
Pour résoudre leurs problèmes, l'association
affirme que « des solutions collectives sont envisageables
», à condition de faire évoluer les mentalités.
Pour y parvenir, l'association mise sur « la mobilisation
des freelance eux-mêmes ». Elle a mis en place
un site internet http://www.freelance-europe.corn, publie chaque
semaine des informations (petites annonces, informations juridiques,
fiscales, sociales, économiques) dans la CyberGazette du
freelance adressée par e-mail ou fax à ses abonnés
et a créé l'association Freelance Protection qui
propose un éventail complet d'assurances.
« En France, on estime que les freelance
sont entre un million et un million et demi, alors qu'ils sont
25 à 30 millions aux Etats-Unis » préci
se Nathalie Gehrold, traductrice scientifique freelance. Combien
sont-ils dans l'Est de la France, en Alsace, voi re à Strasbourg
? Pour pouvoir répondre à cette question et surtout
trouver des solutions communes, l'antenne Est organise le jeudi
4 mars une réunion à la brasserie Le Romain, à
Strasbourg, de l8h à 20h.
Chantal Grandgeorge
Contact : Rémi Werlé, tél 06 03 05 02 03,
fax 03 88 25 01 50, e-mail remi.werle@wanadoo.fr
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« Une association pour les
Free-lance », Stratégies, 5 février
1999
Ils sont de plus en plus nombreux à travailler
en indépendants. Des journalistes-pigistes aux créatifs
des agences de communication, attachés de presse ou autres
consultants spécialisés, les free-lance sont monnaie
courante dans la communication, qu'ils soient sollicités
par les entreprises pour leurs compétences ou pour aider
à gérer des périodes de suractivité.
En nombre croissant - même si aucun organisme
ne peut les quantifier - et souffrant de leur atomisation, les
indépendants ont décidé de se réunir.
Michel Paysant, un ancien informaticien d'IBM devenu rédacteur
de newsletter pour différentes entreprises et auteur d'un
livre sur le sujet (1), a eu l'idée de monter, il y a à
peine six mois, une association. « Freelance en Europe
(2) compte 200 adhérents, dont une centaine d'informaticiens,
précise-t-il. Mais de nouveaux métiers de même
statut sont venus nous rejoindre et notre vocation est d'être
représentatif de toute la population d'indépendants,
quel que soit leur secteur d'activité. »
Depuis, une vingtaine de consultants en communication
événementielle, spécialistes des relations
publiques, journalistes, réalisateurs de films d'entreprise,
graphistes, etc. sont venus grossir les rangs. Pour tous, les
problèmes sont les mêmes: quel statut déclarer
quand on a le choix entre une cinquantaine de statuts différents?
Où s'inscrire? Comment bénéficier d'une protection
sociale et préparer sa retraite ? Où
obtenir les informations nécessaires pour commencer en
indépendant une activité ? « Tout le monde
se débrouille dans son coin. Savez-vous qu'on peut exercer
la profession de photographe sous sept statuts ? »,
avertit Béatrice Marty, ancien conseil en communication
reconvertie dans la formation, toujours en indépendante
et administrateur de l'association. Pour faire face à ces
possibilités, une structure liée, Freelance Protection,
propose aux adhérents des assurances professionnelles (responsabilité
civile, prévoyance, retraite, santé, etc.).
Des cafés-rencontres
Clarifier le flou qui entoure les indépendants et les aider
dans leurs démarches, c'est aussi la vocation de l'association.
Elle a choisi de faire partager les expériences. Un site
web, avec un espace forum aux côtés d'un annuaire
de free-lance constamment remis à jour, des petites annonces
ou des services collectifs a été ouvert. «
Il nous fallait aussi nous rencontrer », soutient
Béatrice Marty. Des cafés-rencontres sont organisés
à Paris tous les deux mois sur des thèmes généraux.
Parmi les sujets déjà abordés : comment organiser
son réseau professionnel ou fixer ses tarifs ? De plus,
l'Association participe à des événements
concernant ses adhérents. Elle s'associe le 20 mars au
séminaire du Réseau Agro Consultants sur les «
nouvelles technologies et les consultants », avant «
Le Carrefour des Solos », organisé par Solo-Connexions,
à la Grande Arche de la Défense les 9 et 10 juin
1999.
Véronique Le Bris
(1) Travail salarié, travail indépendant
de Michel Paysant et Fabrice Batty, Éditions Flammarion,
Collection Dominos.
À lire aussi: Les Robinson de l'emploi sous la direction
d'Alain Lebaube. Les Cahiers de Générations n°6
(2) Association Freelance en Europe, 48, rue Ste-Croix de la Bretonnerie.
75004 Paris. Tél.: 06 57 48 71 72 http://www.freelance-europe.com
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« L'avenir des free-lance
sera-t-il européen ? », Rebondir, février
1999
Michel Paysant - Notre association est un groupement
de travailleurs indépendants européens qui ont éprouvé
le besoin de mettre en commun leurs efforts. En moins d'un an
d'existence, l'association a déjà réuni quelque
200 adhérents. Deux seulement sont étrangers, c'est
le tout début de notre réseau européen. Pour
faciliter l'accès à l'emploi de nos membres, nous
souhaitons, en effet, recueillir des contacts professionnels par-delà
nos frontières. Beaucoup d'entre eux sont prêts à
aller travailler à l'étranger, pour trouver des
clients. Freelance en Europe s'adresse à tous ceux qui
ne veulent plus être isolés dans leur coin. Notre
but est de regrouper, tous les deux mois, à Paris, Strasbourg
et Lyon, des gens qui travaillent à leur compte, mais aussi
des futurs indépendants. Au cours de ces réunions,
les membres, issus de tous hori-zons (consultants, créatifs...),
partagent leurs expériences et leurs " recettes "
en matière de protection sociale, de l"gislation de
travail, etc.
Propos recueillis par Estelle Pouget
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« Ils travaillent autrement
», Stratégies, 29 janvier 1999
Fini la performance à tout prix des années
80. Le débat sur la réduction du temps de travail
a incontestablement permis d'accepter plus facilement que l'on
travaille autrement, même si certains ont fait ce choix
depuis longtemps.
C'est le cas de Jean-Jacques Lebrun, graphiste
free-lance pour les agences de communication depuis 1974...
Ce n'est pas l'avis de Véra Liebermann,
consultante en communication événementielle, qui
croûle sous les projets...
Sans être indépendant, d'autres
ont choisi un salariat différent : l'intérim. Abel
Orain est depuis mars 1997 graphiste intérimaire...
Adresses utiles : ANPE-Espace Emploi Communication, Association
Freelance en Europe : 06 57 48 71 72
Illustration : Pierre, infographiste : «
Etre free-lance ou intérimaire permet d'approcher toutes
les facettes de la communication. »
Véronique Le Bris
![]()
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Chronique de Brigitte Jeanperrin, France Inter, lundi 18 janvier 99,
7 h 22
Socialement vôtre, Brigitte Jeanperrin, tout sur le travail
en solo. En France en fait, c'est difficile de savoir combien
il y a de travailleurs solitaires ?
Brigitte Jeanperrin : Oui, ils sont 25 millions aux Etats-Unis,
mais figurez-vous qu'en France on ne sait pas les compter. Alors
on essaie de trouver tous les moyens de les compter, entre autres
par les cotisations auprès des caisses de prévoyance
et d'assurance vieillesse des professions libérales, et
figurez-vous que dans cette caisse de retraite qui s'appelle la
CIPAV, ils ont été 15 000 à s'être
inscrits en trois ans. C'est énorme, on n'avait jamais
vu cela. Ils ont entre 45 et 55 ans, ils viennent du monde du
monde du salariat, un sur deux devient libéral après
avoir été licencié.
Pour mieux les connaître, cette caisse
de retraite, Louis Harris et la revue Les Cahiers de Générations
les ont sondés. Ce sont en majorité des consultants
de toute sorte axés sur le conseil ou le service, ou axés
sur ces nouveaux services de proximité. Ce sont donc en
majorité des consultants, ils sont de haut niveau professionnel.
Tous semblent être confrontés aux mêmes difficultés
par rapport à leur ancienne condition. Ils travaillent
plus qu'avant, pour des revenus très inférieurs
et très irréguliers, ce qui fait que leur préoccupation
majeure, c'est l'incertitude de l'avenir. Pourtant, toujours selon
ce sondage, malgré ces difficultés, très
rares sont ceux qui regrettent ce changement de cap. Seul un tiers
des licenciés envisage un retour au monde du salariat.
Le statut libéral n'est donc pas vécu comme une
planche de salut en attendant mieux mais comme un nouveau virage,
un nouveau destin professionnel.
Louis Harris et la revue Les Cahiers de Générations
insistent sur l'immense besoin de reconnaissance de cette population
de solos, travailleurs indépendants, et pour Jean-Louis
Duret, le président de la Caisse interprofessionnelle de
prévoyance et d'assurance vieillesse de ces professionnels,
il faudrait très vite revoir les règles de cotisations
de ces créateurs d'activités pour éviter
dès la fin de la première année d'exercice
un étranglement financier sur les financements de ces cotisations.
Jean-Louis Duret : Quand ils viennent nous voir, ils nous
disent : « on n'a plus de salaire, on a plus rien, on a
mis une plaque sur la porte ou une insertion sur le Web et on
se bat pour nos tripes, on se bat pour nos enfants, pour nos familles.
Mais pour nous-même, il n'y a plus de garde-fous. »
Alors franchement, un type qui se lance ainsi, qui vient nous
voir et à qui on doit dire : « écoutez, si
vous ne nous payez pas dans un an les cotisations sociales, on
vous envoie un huissier », reconnaissez que c'est ridicule.
Et si on ne les fait pas payer, nous sommes nous-mêmes repris
par nos propres organismes de contrôle, qui nous disent
que l'on n'a pas le droit de faire cela. C'est-à-dire
qu'on en arrive à des situations de ubuesques où
ils doivent se battre pour vivre. Cette demande administrative,
par ailleurs probablement justifiée au nom des grands équilibres,
se trouve mettre en péril des entreprises qui sont par
essence nouvelles, qui ne reçoivent ni aide bancaire, ni
à court terme un retour d'argent. On connaît le besoin,
on sait le cerner, il est de l'ordre de 2 à 5 ans, il faut
absolument que nous les accompagnons dans ce qu'on appelle un
crédit social, c'est-à-dire un prêt des cotisations
obligatoires, qui leur permette de passer ces trois premières
années. On peut l'estimer d'une valeur de 30 à 50
000 F par an, c'est-à-dire 150 000 F d'aide sociale pour
créer ces entreprises.
Si vous voulez, ce type a monté tout
l'escalier, il lui reste une marche à monter et on peut
le condamner sur l'avant-dernière marche. En plus, je vais
plus loin, nos statuts disent : ces professionnels cotisent pendant
10 ans avant d'acquérir le moindre droit, non seulement
on leur fait payer la première année mais si cela
ne dure pas 10 ans, vous n'avez rien. Comment voulez-vous que
dans le monde actuel, on ne puisse imaginer qu'une telle situation
perdure.
Brigitte Jeanperrin : Une réflexion que mène
Jean-Louis Duret dans la fameuse commission du Plan sur l'avenir
des retraites.
Et cette revue dont vous nous parliez, Les Cahiers de Générations,
où est-ce qu'on la trouve ?
En librairie tout simplement.
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« Les Robinsons de l'emploi
», Cahiers de Générations n°6,
janvier 1999
Un numéro complet de cette revue consacrée
à l'analyse des « Nouveaux travailleurs indépendants
», à travers l'étude d'une enquête de
l'institut de sondage Louis Harris auprès de 10 000 freelances.
Après la présentation des résultats
du sondage, en particulier par Alain Lebaube, rédacteur
en chef des Cahiers de Génération, des articles
et des interviews de freelances précisent la problématique
du développement de ce nouveau mode de travail : la précarité
de son exercice et, simultanément, le grande satisfaction
qu'en tirent « ces Robinsons, ces naufragés du Titanic
du salariat... qui n'ont de cesse de se reconstruire un présent...
sans vraie vision d'avenir. ». Le soucis de la protection
sociale, et des retraites en particulier, est soulevé avec
l'aide de la CIPAV, partenaire de ce numéro de la revue.
Un entretien entre Michel Théry, Directeur
du travail au Commissariat général au Plan, et Michel
Paysant, délégué général de
Freelance en Europe, évoque les ouvertures nécessaires
pour qu'à terme le travail indépendant devienne
une alternative aussi sécurisée que (l'était)
le travail salarié : " Il faudrait que des associations
comme Freelance en Europe puissent avoir un poids suffisamment
important pour être entendues. Cela me semble la principale
voie par laquelle on peut modifier les choses ", conclut
Michel Théry.
Cahiers de Générations, 134, rue du Bac,
75007 Paris ISBN 2-912043-09-3 90 F.
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